FR - NL - EN

VINCENT SERA PEINTRE (1880-1890)

En Hollande (1880-1885)

 

1880 : Il décide de se consacrer au dessin. Il a 27 ans.

Il a entamé une correspondance suivie avec son frère Théo, que l’oncle a placé à 16 ans comme marchand de tableaux, aussi, chez Goupil, d’abord à Bruxelles, puis à La Haye, et enfin à Paris où Théo restera jusqu’en 1890.

Vincent étudie à Bruxelles, à l’Académie, puis revient chez son père qui a été nommé à Etten.

1881 :

Vincent s’éprend d’une jeune veuve, sa cousine, qui l’éconduit. Encore une profonde désillusion. Il part pour La Haye. Il étudie la peinture avec ardeur.

1833 :

Après un séjour dans la solitude de Drenthe, où il peint et dessine, il revient chez ses parents, cette fois à Nuen. Il peint (Les mangeurs de pommes de terre). Il a 30 ans. Il dessine (des artisans, des paysans).

1886-86 :

Van Gogh a commencé à signer : Vincent.

Il s’inscrit à l’Académie des Beaux-Arts à Anvers. Malgré l’aide de Théo, il souffre de surmenage, de sous-nutrition, et supporte mal l’Académie. Il décide d’aller étudier à Paris.

EN FRANCE (1886-1890)

A PARIS : 1886-1887.

Il loge chez son frère Théo. Il s’inscrit à l’Académie Cormon où il rencontre Toulouse-Lautrec, Emile Bernard. Il y reste peu.

Il découvre les estampes japonaises et en restera marqué. Il organise une exposition au café « Le Tambourin », puis d’autres expositions à Montmartre, sans aucun succès.

Il fréquente Gauguin, Guillaumin et rencontre Cézanne chez le père Tanguy, ce marchand de couleurs ami des impressionnistes qu’il aide comme il peut.

Pendant 2 ans, Vincent étudie avec frénésie. Il peint des fleurs, des paysages (Montmartre, Asnières) et toute une série d’autoportraits.

Mais son désordre et ses discussions orageuses rendent la vie difficile à Théo qui souhaite son départ, tandis que lui-même rêve de « plus de lumière ».

ARLES : FEVRIER 1888-AVRIL 1889

FEVRIER 1888 :

Vincent arrive à Arles et se met à peindre avec ardeur (vergers en fleurs, Pont de Langlois, Tournesols, Café le soir, Blés et Cyprès, etc.)

Ses tableaux, qu’il envoie à Théo, ne se vendent pas. En contrepartie, Théo lui verse 150 F (or) par mois.

Vincent loue une petite maison, propose à plusieurs peintres de venir y créer « l’Atelier du Midi ». Seul Gauguin accepte après des hésitations, et arrive à Arles en octobre.

Tableaux de Vincent : Les Alyscamps, La Vigne rouge, etc.

Les discussions sur la peinte, entre lui et Gauguin, deviennent intolérables. A la suite de l’une d’elles, le 23 décembre, Vincent se tranche le lobe de l’oreille. Gauguin regagne Paris.

Vincent est hospitalisé plusieurs fois en proie à des crises (épileptiformes ?).

Dans les intervalles, il peint (paysages, portraits : Le facteur Roulin et sa femme, etc.).

AVRIL 1889 :

Théo épouse une Hollandaise, Johanna Bonger, sœur de son ami André Bonger.

SAINT-REMY : (MAI 1889–MAI 1890)

MAI 1889 :

Vincent, sur sa demande et « pour coûter moins cher », entre à l’asile d’aliénés de Saint-Paul-de-Mausole, à Saint-Rémy-de-Provence. Il souffre de plusieurs crises.

Dans les intervalles, il peint, de sa chambre, puis dans le parc puis à l’extérieur (le champ clôturé, le moissonneur, des paysages, quelques portraits, la nuit étoilée).