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Vincent  ->  1890

JANVIER 1890 :

Premier article, enthousiaste, sur Van Gogh par le critique d’art Albert Aurier.

PRINTEMPS :

Exposition à Bruxelles. Vente d’une toile (Les vignes rouges). Succès au salon des indépendants.

AUVERS-SUR-OISE (20 MAI–30 JUILLET 1890)

16 MAI 1890 :

Vincent quitte Saint-Rémy, passe 3 jours chez son frère, fait connaissance de sa belle-sœur et de son neveu de 3 mois.

Théo, par l’intermédiaire de Pissarro, a arrangé l’accueil de Vincent à Auvers par le Docteur Gachet, ami des impressionnistes et peintre lui-même.

Le Dr Gachet exerce à Paris, il n’a que sa maison de campagne à Auvers où il vient 2 ou 3 jours en fin de semaine.

Depuis 1872, il a reçu : Cézanne, Renoir, Guillaumin, etc. Comme médecin et comme peintre, il pourra comprendre Vincent.

Vincent prend pension à l’Auberge Ravoux, place de la mairie, et déjeune le dimanche chez le Docteur Gachet.

Il peint fébrilement (nombreux paysages, portraits du Dr Gachet et de sa fille, l’Eglise, etc.).

8 JUIN 1890 :

Théo, sa femme et le bébé passent la journée à Auvers chez le Dr Gachet.

6 JUILLET 1890 :

Visite de Vincent chez Théo, à Paris. Vives inquiétudes quant à la santé et à la situation de son frère.

COURANT JUILLET :

Une discussion provoque la brouille de Vincent avec le Dr Gachet.

Nombreux tableaux : La Mairie, les champs de blé, des paysages, quelques portraits.

Il se levait à 5h, peignait tout la journée, rentrait à la tombée du jour, se couchait à 9h.

Mais l’inquiétude ne le quittait pas, peut-être la crainte du retour possible de crises graves, mais surtout l’angoisse devant l’évidente aggravation de la maladie de Théo et de ses soucis d’argent.

Ses dernières lettres témoignent d’un grand découragement.

27 JUILLET 1890 :

Tard le soir, Vincent rentre à l’Auberge, blessé d’un coup de revolver qu’il s’est tiré dans les champs, derrière le château.

L’aubergiste Ravoux appelle le Dr Gachet qui fait un pansement et ne peut rien de plus, vu l’état de la médecine et des hôpitaux, en cette année 1890.

Théo, prévenu le lendemain matin, arrive et passe le reste de la journée et la nuit près de Vincent qui s’affaiblit de plus en plus et s’éteint le 29 Juillet 1890 à 1h30 du matin. Il a 37 ans.

L’enterrement a lieu le 30 juillet dans le cimetière d’Auvers-sur-Oise.

Théo, déjà très malade depuis plus de 2 ans (bronchite chronique et, pour finir, urémie) va mourir en Hollande le 25 janvier 1891, à Utrecht. Il n’a pas 34 ans.

Sa veuve le fera transférer à Auvers en 1914.

On voit aujourd’hui les deux tombes jumelles, recouvertes du même lierre, visitées par des admirateurs émus venant du monde entier.

LES CARACTERISTIQUES DE L’ŒUVRE DE VAN GOGH

L’œuvre de Van Gogh est un mélange de mysticisme et de réalisme, d’exaltation et de recueillement dans la solitude, la tendresse refoulée, la passion frémissante, avec des couleurs contrastées et des lignes stylisées.

Tout ce qui l’a fait incompris en son temps, c’est tout ce qui nous touche et nous le rend « actuel » aujourd’hui.

LE DESTIN DES ŒUVRES

En moins de 10 ans, Van Gogh a exécuté plus de 800 œuvres. Beaucoup ont été dispersées, un certain nombre se sont perdues.

Environ 300 des toiles restées à Paris ont été envoyées à la veuve de Théo par son frère André Bonger. Restées dans la famille Van Gogh, on les voit aujourd’hui au Musée Van Gogh à Amsterdam.

Le musée Krôller-Muller à Otterlo (Hollande), en possède aussi un grand nombre, acquises lors de ventes particulières. D’autres toiles se trouvent dans les musées du monde entier et dans des collections privées.

De ces dernières, quelques unes, mises en vente récemment, ont donné lieu à des enchères dépassant toutes les sommes jamais atteintes jusque-là.

Par bonheur, les musées gardent, hors d’atteinte des marchands, un grand nombre des tableaux, selon le vœu de Vincent qui souhaitait voir les œuvres d’art offertes au plus large public possible pour dispenser à tous la joie de la beauté.